جريدة اخبار العالم
كتبت سامية بن راشد قصيدا للشاعرة الرقيقة راضية جويني
C’était une grande
dame sans âge
Bien que sa tignasse fut
encore dorée
Ses divins enfants l’ont
laissée choir
Ils l’ont attristée
Ils l’ont accablée
Ils l’ont lacérée
Chacun pour lui seul, la voulait
Trois malotrus têtus
De jalousies et de haine concus
Le second,indolent, y
pensait souvent
Sans trop être exigeant
Il l’admirait lointain
La venerant tel un saint
L’aîné , lui qui n’était
La venerant tel un saint
L’aîné , lui qui n’était qu’adopte
De L’Égypte, il avait émigré
Ne voulait ni la quitter, ni la partager
Avec son légitime, le cadet
Objet de toutes les convoitises
C’en est devenu une hantise
JÉRUSALEM, sénile et abattue
Par ses propres enfants obtus
Ne parvient plus à survivre
Elle rédige son testament
Elle préfère mourir, se détruire, périr
Plutôt que de voir ses descendants
S’entretuer pour sa possession
JÉRUSALEM SE TUE